Biographie

« Le jardin extraordinaire » est le résultat de la rencontre des artistes plasticiens Jean-Claude Mazel et Yann Jalix.

Jean-Claude Mazel est né en 1950 à Paris, il fréquente les Beaux Arts et les Arts décoratifs. Mazel explore différentes techniques picturales mais se passionne essentiellement pour le dessin. Il expose dès 1974 privilégiant dans son œuvre le trait et la stylisation des sujets. Il s’intéresse très tôt à la sculpture et poursuit sous cette forme la même recherche plastique, épurant, simplifiant ses modèle dans une exagération poétique qui donne la pleine mesure de son travail.

Yann Jalix, artiste sculpteur passionné de bronze mais aussi vidéaste s’intéresse depuis de nombreuses années au végétal et réalise des installations où la vidéo se mêle à la photo et à la sculpture.

Jean-Claude Mazel et Yann Jalix se rencontrent dans les années 1980 mais commencent réellement à collaborer en 1989. Ils créent leur propre fonderie et mettent en place un véritable dialogue créatif où leur œuvres respectives déclinent à travers des supports différents le même discours artistique et la même recherche esthétique. En 2000, ils décident de finalement collaborer et de donner vie au « Jardin extraordinaire ».

Dans cette œuvre commune, l’apport prolifique de chacun de ces deux artistes est tel qu’ils signent comme d’une seule main « Mazel & Jalix ».

Interview des artistes Mazel & Jalix

Pourquoi avez-vous choisi la sculpture ?

Mazel : J’ai pratiqué le dessin et la peinture pendant de nombreuses années. J’ai toujours été attiré par la disproportion. J’aime les petits détails à côté desquels on peut passer mais qui pour d’autres vont prendre une dimension extraordinaire.

Jalix : Une fleur par exemple si vous vous en approchez peut devenir le centre de votre univers, éloignée elle ne peut être qu’une fleur parmi d’autres, un champs de fleurs… tout cela est une question de position.

Mazel : La sculpture s’est imposée graduellement, nous voulions pouvoir toucher du doigt la vie dans ce qu’elle a de plus banal et de plus sensoriel, je veux dire que la peinture ne suffisait plus et qu’il me fallait passer à une œuvre en trois dimensions.

Ne pensez-vous pas que les fruits constituent une métaphore intéressante de ce que la vie peut avoir de plus dérisoire et de plus merveilleux ?

Jalix : Oui, de plus sacré et de plus anodin aussi. Evidemment on pense immédiatement au jardin d’Eden et au début de la création. Le fruit tentateur, Eve tente Adam avec cette pomme, le fruit à alors une connotation sensuelle voire sexuelle et c’est bien de cela dont il s’agit, toucher, sentir, regarder. Où il y a sens, il y a vie.

Mazel : Mais on peut aussi envisager le fruit dans ce qu’il a de plus anodin, une pomme posée sur une table par exemple. Et bien, imaginez le nombre de peintres qui ont eu à un moment de leur vie le désir de peindre cette pomme, c’est extraordinaire quand on y pense, une simple pomme élue comme sujet par les plus talentueux peintres de l’histoire, Chardin, Cézanne pour ne citer qu’eux. La vie n’a pas toujours besoin de l’art pour être objet d’émerveillement mais l’art a lui toujours besoin de la vie comme sujet, aussi simple soit-il.

Vous créez votre propre jardin extraordinaire, il y a du Gulliver en vous ?

Jalix : Encore une fois, tout dépend du point de vue à partir duquel vous vous positionnez. Ces fruits sont-ils énormes ou ridiculement petits ? Ce dont je suis sûr c’est qu’il existe en eux un excédent de vie. Nous sommes ce jardinier ébahi par sa propre récolte. Le sujet comme nous le représentons tend alors vers l’extrême. Nous aimons cette idée que la création dans ce qu’elle a de plus exagéré, choisit elle-même ses limites et échappe ainsi aux règles de proportion, de forme idéale qu’on aimerait lui imposer. Elle prend sa propre place.

On qualifie souvent vos sculptures d’érotiques…

Mazel : Certes et nous l’approuvons, elles sont effectivement érotiques, sensuelles en ce sens-là elles sont les métaphores du plaisir, qu’il soit visuel, tactile, gustatif ou olfactif. Mais plus encore, nous dirions que le corps n’est jamais loin, dans une courbe, une rondeur, un élancement, chaque fruit peut-être même, dans son tout ou dans une partie, assimilé au corps humain dans ce qu’il a de plus suave et de plus expressif. Alors oui nos sculptures sont érotiques !

Pour citer une phrase célèbre, nous pourrions dire de vos sculptures « tout devrait être aussi simple que possible, mais pas plus simple. »

Mazel : Nous aimons l’idée de la simplicité et je crois que comme nous l’avons déjà dit, le sujet lui-même renvoie à cette idée de simplicité.

Jalix : Toutefois, ce qui est en œuvre en même temps dans la sculpture, c’est l’extrême complexité du processus de création, la fonte elle-même, la ciselure, la patine. La difficulté du travail ne doit apparaître à aucun moment, mais comme le mystère de la vie, le lent processus de procréation est inhérent à l’œuvre. Cette simplicité n’est en fait que le résultat d’un mouvement créatif long et complexe, qui se nourrit de chaque étape.

Galeries et Salons

2000-2002 Galerie California – Paris
2002-2004 Galerie Villard Lalande – Paris
2002-2005 Galerie Félix Haloux – Paris
2003 Foire d`art – Genève
2006 Foire internationale – Shanghaï Art Fair
2008 Marigold Fine Art gallery – New Delhi
2010 Foire internationale – Shanghaï Art Fair
2011 Foire internationale – Shanghaï Art Fair

Expositions permanentes

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Muséographie

2007-2008 Musée du Luxembourg – Paris

MAZEL & JALIX Catalog 
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